Une importante séance de travail a eu lieu, le mercredi 18 octobre, au siège de la Fédération haïtienne de football entre la CONCACAF et les clubs évoluant dans le championnat national de D1 et de D2. Au centre des débats, le fameux dossier : « LICENCE CLUB CONCACAF ».

Christian Tonelli, Coordonnateur de développement de la CONCACAF, n’a pas mâché ses mots pour exhorter les dirigeants de clubs. Il a fait remarquer : « Les clubs doivent être institutionnalisés. Partout ailleurs, le football ne se fait pas avec une seule personne. Je vous encourage à envoyer de lettres à diverses personnes pour les inviter à devenir membres de vos clubs. Que je sache, le foot doit être administré, renforcé et structuré. Vous pouvez avoir autant de membres que vous souhaiteriez avoir : 400 000 voire un milliard ».

VIOLENCES DANS LES STADES

Le représentant de la CONCACAF a, sans langue de bois, dénoncé l’un des problèmes qui gangrène, dit-il, le football local. « En Haïti, si le président du club meurt ou encore s’il a décidé de jeter l’éponge. Le club en question est appelé à la disparition. C’est une preuve flagrante que vos clubs ne sont pas structurés. Et en fait, les autres membres n’étaient que de simples figurants ».

À côté de ces difficultés d’ordre structurel et organisationnel, le coordonnateur de développement de la CONCACAF a fait savoir : « Nous autres de la CONCACAF, nous sommes conscients, en Haïti, le football a des sérieux problèmes. Cependant, nous sommes sérieusement préoccupés par les scènes de violences liées aux matches de football. Au niveau de la CONCACAF, nous avons reçu pas mal de plaintes. Les stades ne sont pas sécurisés. Il est demandé à ce que chaque club ait un plan de sécurité pour couper court aux scènes de violences ».

LES MENACES DE LA CONCACAF

Il a ajouté, tout en menaçant les clubs concernés : « En lieu et place des scènes de violences, au cours du déroulement d’un match de foot, il doit y avoir de la joie. Il est recommandé à ce que les matches puissent se dérouler dans une ambiance cordiale et de bon enfant. Dans le cas contraire, une équipe, déjà qualifiée pour la Ligue des champions de la CONCACAF, pourrait être disqualifiée si elle ne respecte pas ces consignes ».

FORMATION POUR LES DIRIGEANTS HAÏTIENS

Visiblement conscients de la situation lamentable du football national, au terme de cette réunion, les représentants des clubs, à l’unanimité, ont demandé à la CONCACAF de penser à une séance de formation pour les dirigeants traitant les thématiques suivants : Marketing, Sécurité et Physiothérapie.

Véronique Cadet (en photo avec Christian Tonelli), membre du comité exécutif du DBPV, avait représenté le club dans cette importante séance de travail visant à inciter les clubs haïtiens à avoir leur licence CONCACAF.

1 Comment

  • Posted 21/10/2017 9:43 0Likes
    by Veronique Cadet

    Bravo chers Dirigeants et amis du Foot

Leave a comment