Arrivée sur la pointe des pieds dans le championnat national de football féminin, la version féminine du Don Bosco Football Club surprend. Sous la houlette du Capois James Morisset, cette équipe féminine se présente comme un concurrent sur lequel on peut compter. Justement, samedi, c’est à l’ogre des Tigresses qu’elle va se mesurer pour le compte de la 3e journée.

Ce ne serait qu’une affiche banale, risible même si on considère l’histoire et le palmarès fourni de la formation des Tigresses, l’armada qu’elle draine derrière elle, la passion qu’elle engendre et la naïveté du Don Bosco qui dispute sa première compétition officielle sans la richesse et la formation technico-tactique rigoureuse de son expérimentée adversaire. Mais voilà, sans phare ni trompette, la formation du Don Bosco a surpris l’Aigle Brillant lors de la première journée et n’a concédé qu’une courte défaite 0-1 lors de la 2e journée. Une formation en rodage, qui sans grandes individualités ne fait pas étalage d’un football très technique mais qui par contre montre de bonnes aptitudes tactiques avec une occupation rationnelle du terrain qui promet pour l’avenir. Avec dans ses rangs, des joueuses comme Melchie Daelle Dumornay, Roseline Eloissaint, Mélissa Shelsie Dacius, Lovelie Pierre, Dougenie Tabiha Kerby Joseph, Angeline Gustave, Abaina Louis, Maille Jean, Dolorès Jean Thomas… Les Tigresses représentent toute une sélection et constitue une formation redoutable.

Don Bosco quant à lui compte sur quelques joueuses expérimentées comme l’ancienne joueuse de l’Anacaona, Gertrude Lerentil, ou l’ancienne buteuse de l’AFSCAR, Gtissgott Desrivières surnommée Neymar, ou quelques jeunes pousses de talent comme Mycenlove Joseph ou encore Rachelle Dorsonne pour ne citer que celles qui peuvent offrir peut-être le premier test de la saison aux Tigresses.

Lors de la journée précédente, les Tigresses avaient infligé un sévère 5-0 à Valentina dans ce qui ne constitue plus un choc. Valentina sans Mikerline Saint-Félix et sans Wagnelda Milien ne comptent plus que sur un Zila Lafleur à court de rythme, un Gertrude Saint-Jacques toujours tonique, un Widena Paillère qui manque visiblement d’entraînements, une Émilie Ducasse qu’on ne titularise même pas signe de son état, et une Angelette Nelson qui revient seulement à la compétition. Que dire de Cynthia Chéry qui revient aussi de maternité et qui doit aussi s’acquitter de ses devoirs de mère de deux enfants. Valentina ne compte qu’1 pt pour deux rencontres disputées.

Le Nouvelliste

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