L’équipe féminine du Don Bosco FC a pris la porte de sortie, le jeudi 13 décembre, après sa triste défaite (1-2) au stade Sylvio Cator face à l’Anacaona lors des quarts de finale de la coupe du Parlement. Cette cassure précoce fait plus que tâche au vu du match qui était à la portée des Mechan Mechan.

Au stade Sylvio Cator se tenait les quarts de finale des play-offs du championnat féminin jeudi dernier. Après une fin de saison en toute beauté, le Don Bosco, qualifié haut la main pour les play-offs, devait affronter l’Anacaona pour se frayer une place de luxe parmi les quatre meilleures formations luttant pour le titre suprême. Mal leur en a pris.

Le Don Bosco FC affronte l’Anacaona pour une place en demi-finale

Malgré sa série de quatre victoires consécutives au terminus de la série régulière, l’équipe pétion-villoise n’a pas eu les faveurs des observateurs du football féminin qui au passage donnait K.O le Don Bosco. Surtout que l’équipe en face compte à son actif des mondialistes à l’instar de Sherly Jeudi, remise de sa blessure.

La passivité de la défense : talon d’Achille du Don Bosco

Déchargées de toute pression, les filles de James Morisset ont défrayé toute chronique. Quadrillant bien le terrain avec son 4-3-3, elles ont montré d’entrée les dents. Supérieures techniquement à la limite de son adversaire du jour, les fillettes ont parfaitement exploité cet atout que ce soit pour trouver des solutions dans les sorties de balle ou des décalages dans les mouvements offensifs. En clair, elles ont très bien alterné les phases de possessions et les coups d’accélération jusqu’à trouver l’ouverture du score dans le sillage de Darlina Joseph.

Le stade, d’un coup est devenu plus glacial en ce temps d’hiver. Les Léoganaises, taciturnes comme jamais ont alors été contraintes de contempler la fougue, la justesse de cette jeune formation dans le pur style du Don Bosco masculin. Cependant, n’arrivant pas à matérialiser au maximum leur temps fort ni à faire le break en première période, elles l’ont payé très cher à la seconde manche.

La charnière centrale a, à sa manière, souhaité au préalable un “Joyeux Noël” aux filles de Zagallo, en les offrant sur un plateau en or deux cadeaux non-négligeables. Impardonnable à ce niveau, l’Anacaona en a profité pour égaliser et s’offrir la victoire par la suite. Ainsi, ces 2 erreurs ont mis à nu le vrai visage de la défense, véritable faiblesse de l’équipe.

2 poteaux qui font mal

L’Anacaona a eu la maîtrise du jeu, mais n’a jamais donné l’impression de pouvoir surprendre le Don Bosco, pourtant fébrile en défense. En ce sens, la novice du championnat peut bien nourrir de gros regrets. La star locale, Darlina Joseph a laissé entrevoir l’insatisfaction dans ces propos : « Je me sens très mal » déclara-t-elle. »On menait au score et finalement, on a perdu 1-2 à cause d’un manque de communication au niveau de la défense. Pis, après le premier but, on s’est retrouvé déconcentré« .

Les raisons de cette élimination sont multiples. Il y a eu un manque de réalisme flagrant. De création aussi. Peut-être un peu de chance également. Car malgré son manque d’expérience, les actions dangereuses ont été pétion-villoises. En première période, le montant droit a effacé le but du break. Par la suite, le 2-2 s’est effrité sur une action similaire. 90e; 1-2, le Don Bosco est éliminé et le regret est immense.

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