Le duo Isaac Chauvet – Robert Denis a été, selon l’avis de certains observateurs avisés du football haïtien, l’un des tous meilleurs durant la décennie 90. Véritable vedette du Don Bosco de Pétion-Ville, Robert Denis, qui réside actuellement à New York (USA), a accepté sans hésitation de passer en revue et d’évoquer sa carrière de footballeur pour les fans et sympathisants de notre sport-roi. Partons à la découverte de Robert Denis !Robert Denis avec l'équipement réserve du Don Bosco de Pétion-Ville
Tout a commencé par cette question : comment avez-vous appris à jouer au football ? Et la réponse de Robert Denis, qui reste attaché à son Don Bosco de Pétion-Ville, a été séduisante.
 » J’ai grandi avec mes deux grands frères et ma grande soeur, Carline Denis, et ce sont eux qui m’avaient initié au football, a-t-il précisé. Il faut dire qu’à l’époque, en raison de ma passion pour le foot, j’ai tapé dans tout ce qui pouvait être considéré comme un ballon. En fait, on jouait entre ami, a fait savoir l’ex-numéro 15 de la sélection nationale de football avant de faire cette précision. De façon officielle, j’ai fait mes premières armes au football chez l’institution des Frères à Pétion-Ville « .

Tenté par le volley-ball, Robert Denis a finalement choisi le football

 » Au début, jai été gardien de but avant de jouer comme milieu offensif à l’âge de (10 ou 11 ans) sous les couleurs de Spack qui était une petite équipe de l’école, entraînée par Jean Michel Vaval, se souvient-il. Mais, après ses études primaires, Robert Denis, pour boucler ses études classiques, était allé à l’institut Saint-Louis de Gonzague. J’avais abandonné le football au profit du volley-ball, s’est-il rappelé. Avant de laisser Saint-Louis de Gonzague (j’ai été en 3e secondaire), j’avais eu la chance d’être entraîné par Évans Dady Lescouflair ».

Ses débuts en sélection

 » Au sein des Normaliens Réunis (1988), les autorités du football haïtien avaient organisé le championnat espoir pour qu’ils puissent avoir une sélection espoir, entraînée par Patrice Dumont (1990) « , a-t-il continué pour évoquer ses débuts en sélection nationale.
 » En 1990 justement, j’ai été joueur de l’ASPV (Association sportive de Pétion-Ville), entraînée par Pierre Émile « Pilou » Rouzier. Dans ce championnat, mon équipe (ASPV) y participait. À l’issue de cette compétition, on avait retenu quatre joueurs de l’équipe : moi, Jean Junior Bellevue, Ricardo Sayé et Degodia. Pour réduire le groupe à 18 joueurs, on n’avait retenu que moi pour l’équipe de l’ASPV. J’ai été désigné meilleur joueur de la compétition et reçu un trophée entre les mains de Philippe Vorbe ».

Les débuts de Robert Denis au Don Bosco FC de Pétion-Ville

 » Avant d’intégrer le Don Bosco FC de Pétion-Ville (1991), j’avais effectué un essai au sein du Racing Club Haïtien, entraîné par Marion Léandre. J’ai été recommandé par un ami après avoir brillé de mille feux dans un championnat de vacances. Pour Marion, j’ai été trop petit physiquement pour jouer au Racing bien que, disait-il, j’ai été technique et j’ai une très bonne vision du jeu, mais selon son avis, je ne remplissais pas les conditions requises pour jouer au Racing. C’est ainsi que j’avais pris la décision de rejoindre le Don Bosco de Pétion-Ville ».

Ses meilleurs souvenirs avec le Don Bosco de Pétion-Ville

 » Relégué en D2 en 1992, le Don Bosco FC avait remonté la pente la même année en remportant le titre de champion contre l’AS Dessalines de Golman Pierre (3-1 & 0-1). Ce fut l’un de mes meilleurs souvenirs avec le Don Bosco de Pétion-Ville, car les gens pensaient que le club allait rester longtemps en D2 et que moi et Isaac Chauvet allaient abandonner le navire pétion-villois « .

Ses mauvais souvenirs avec la sélection nationale

 » Tout en jouant avec l’équipe espoir, j’ai été membre de la sélection nationale comprenant à l’époque Rosemond Pierre, Tcharly Éliazard. Contre l’équipe des Bermudes, qui avait écarté Haïti (1-0 & 1-2) aux éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, USA 1994, l’entraîneur Nono Jean-Baptiste avait eu le malheur de me placer sur le banc des remplaçants, et ça été fatal pour les Grenadiers « , a-t-il souligné, car les Grenadiers ont été éliminés.

Que fait-il maintenant ?

 » Présentement, je réside à New York (USA). Je me suis marié, père de quatre filles. En dehors de mon travail, je suis un homme d’affaires. Dans l’ombre, je fais pas mal de dons sociaux dans le domaine scolaire et je compte élargir ce projet afin de voler au secours de beaucoup plus d’enfants qui se trouvent dans le besoin « .

Robert Denis reste attaché à son Don Bosco de Pétion-Ville

 » Je reste très attaché à l’équipe du Don Bosco de Pétion-Ville. Je suis toujours le club à travers sa page Facebook et son site internet. J’apprécie beaucoup ce qui se fait au sein du club en termes de promotion, ce que nous n’avons pas eu lorsque j’ai été joueur. J’en profite pour féliciter le staff dirigeant pour une telle initiative visant à vendre une meilleure image des joueurs ou de l’équipe à l’échelle mondiale « .

Robert Denis n’a pas oublié son compère en attaque du Don Bosco de Pétion-Ville, Isaac Chauvet

 » Avec Isaac Chauvet, j’avais eu une très bonne collaboration, sur et en dehors du terrain. À n’en pas douter, avec lui, nous étions l’un des meilleurs duo d’attaque du football national durant la décennie 90. Ce fut exceptionnel ! Outre Roi Pharaon, j’ai joué avec pas mal de très bons footballeurs au sein du club : Fedler Augustin, Smith Nicolas, Eddy César, Véga de regretté mémoire, Mesguet Joseph, Claudy Donatien et tant d’autres… »

Le saviez-vous ?

Robert Denis, qui avait mis un terme à sa carrière au sein du Don Bosco de Pétion-Ville en 1996, n’avait porté les couleurs d’aucun autre club jusqu’à son voyage pour la Floride, USA (2000). Là-bas, rien que pour le plaisir, il jouait pour l’équipe diaspora de Ze Nono (1999 – 2001) avant de se rendre à Texas et jouer pour se divertir.

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